Écrivez la ligne que personne ne pourra patcher.
EPITAF collecte les phrases qui méritent de finir gravées dans la ROM :
le point-virgule oublié, la sauvegarde prévue pour demain, le déploiement
du vendredi 18 h, le rm -rf tapé dans le mauvais terminal.
Chaque proposition passe par la modération avant d'entrer au cimetière.
Écrivez la ligne que personne ne pourra patcher.
Tout le monde a une dernière ligne. Peu la choisissent.
Le seul déploiement sans retour arrière.
Une vie. Une ligne. Aucun undo.
La seule ligne de code que personne ne viendra refactorer.
Votre dernière phrase n'aura pas de version 2.
Toute une vie pour écrire la ligne qu'on ne pourra pas corriger.
Il n'y a pas de rollback pour la dernière ligne.
Il a fini par trouver l'accolade manquante.
Ici dort quelqu'un qui a aidé un inconnu sur Stack Overflow en 2011. Merci.
Il pensait avoir sauvegardé.
Enfin AFK.
Il a survécu à IE6, pas à ça.
Repose en paix. Ou en pièces, selon la version.
Batterie faible → arrêt du système
Compilé avec succès. 0 warning. 1 vie.
Il attendait toujours la version stable.
Il a documenté son code. Trop tard pour sa vie.
Ci-gît celui qui a répondu ‹ oui › à ‹ Voulez-vous vraiment ? ›
Sa dernière volonté : ‹ n'y touchez pas, ça marche ›
Il a fermé le dernier onglet.
while (true) { ... } // enfin sorti
process terminated by signal 15
HTTP 410 Gone
KERNEL PANIC — permanent
> whoami — Personne. Plus maintenant.
Il cherchait le bug. Le bug l'a trouvé.
Déconnecté du serveur
Il n'avait pas lu les conditions d'utilisation
Fin de support. Aucun patch prévu.
Ctrl+Z indisponible
Sauvegarde corrompue
sudo rm -rf /vie — il a tapé ‹ y › trop vite
Passé en lecture seule
Erreur 404 : occupant non trouvé
Ping timeout. Hôte injoignable.
Uptime : 87 ans. Redémarrage impossible.
Mort un vendredi 17 h. Personne n'a osé rollback.
Il a enfin quitté la boucle
Dernier commit : ‹ petit fix rapide, je pousse en prod ›
return 0; — mission accomplie
Je n'avais plus de Token
Ci-gît son dernier commit : ‹ fix final v2 (vraiment) ›.
Il est passé en veille prolongée. Définitivement.
Je suis désolé, Dave. Je crains de ne pouvoir faire cela.
Ctrl+S, une seconde trop tard.
Il a débranché le mauvais câble.
while (true) { vivre(); } // il manquait la condition de sortie
Fin de vie. Plus aucun correctif de sécurité ne sera publié.
GAME OVER — Insérez une pièce pour continuer.
Connexion perdue. Tentative de reconnexion…
404 — Vie non trouvée.
Il manquait un point-virgule ;
C’est un tout petit changement, je pousse direct en prod.
Il a répondu ‹ oui › à rm -rf /
Segmentation fault (core dumped)
Ça marchait pourtant sur ma machine.
Il n’avait pas fait de sauvegarde.
Aucune épitaphe ne correspond.
Une bonne épitaphe de geek tient en une phrase, se comprend sans note de bas de page, et fait sourire quelqu'un qui n'était pas là. Le reste, c'est du remplissage.
240 caractères maximum. Si votre épitaphe a besoin d'un README, ce n'est pas une épitaphe.
Rien n'apparaît sans validation humaine. Les doublons sont écartés.
Les attaques personnelles finissent à la corbeille, pas au cimetière.